Angers. Débrayage sur les chantiers d’Eiffage construction

Angers. Débrayage sur les chantiers d’Eiffage construction

Sur une quarantaine d’effectifs prévus ce mercredi 16 mais, 25 ouvriers ont débrayé dans la matinée devant le chantier de la future patinoire d’Angers. Ouest France

Les ouvriers d’Eiffage construction, travaillant sur les chantiers de l’hôtel de la gare et de la patinoire ont cessé le travail, ce mercredi matin, 16 mai. Ils demandent une augmentation de salaire.

Parmi les gros chantiers actuellement menés en ville, ceux de l’hôtel de la gare et de la future patinoire, à Saint-Serge, à Angers, tournaient au ralenti, ce mercredi matin, 16 mai. Voire… pas du tout. Conséquence d’un mouvement de débrayages des ouvriers d’Eiffage construction, lancé, pour la matinée, par la CGT. Le troisième en quinze jours.

Faire pression sur la direction

« On a commencé le 23 avril dernier, disent les grévistes, au nombre de 25, hier, sur un effectif prévu d’une quarantaine. Puis, le 4 mai. Et ce mercredi donc. » Objectif : faire pression sur la direction, dont l’agence régionale se situe à Nantes, pour obtenir une augmentation de salaire.

« On ne demande pas la lune, poursuivent les ouvriers. 60 € bruts. Pour rattraper le retard que nous subissons depuis cinq ans. Et encore ! Avec ça, on ne le rattrapera pas complètement. »

« Eiffage gagne de l’argent »

Une revendication « légitime », estiment-ils, « alors qu’Eiffage distribue ses bénéfices aux actionnaires. De plus en plus, même. L’entreprise gagne de l’argent. Et on nous dit qu’on coûte trop cher. Que nous n’aurons pas de prime d’intéressement, ni de participation. En cinq ans, on est passé de 150 salariés à 93 actuellement. Et on a de moins de moins de temps pour faire le travail. »

Ils en ont gros sur la patate, les employés d’Eiffage construction. « Pendant la crise, on a fait des efforts ; on s’est privé, on s’est arraché sur les chantiers. Et on n’a rien dit. Aujourd’hui, on veut une reconnaissance de notre travail. »

« On continuera les débrayages »

L’augmentation de 1,7 %, accordée cette année ? Loin d’être suffisante pour les ouvriers. « Une hausse de 1,4 % était déjà prévue au niveau national. Pour tout le secteur de la construction. Nous, on a eu 0,3 % de la part de notre employeur. Entre 20 et 80 centimes. C’est juste ridicule. »

Les négociations avec la direction, menées lors d’une première rencontre, n’ont rien donné. « Depuis, elle campe sur ses positions. » Les ouvriers d’Eiffage sont déterminés. « On continuera les débrayages, jusqu’à ce que nous soyons entendus. »

 

La page du journal ci-dessous :

https://www.ouest-france.fr/pays-de-la-loire/angers-49000/angers-debrayage-sur-les-chantiers-d-eiffage-construction-5762291